Diabète de type 2 : moins d’événements cardiovasculaires, sous insuline dans CREDIT

Il n’est pas encore formellement démontré que le contrôle glycémique prévient les complications macrovasculaires. L’étude CREDIT a été mise en place pour étudier en vie réelle la relation entre taux d’HbA1c et événements cardiovasculaires. Cette étude observationnelle a suivi, durant 4 ans, 2 999 diabétiques de type 2 sous insulinothérapie de plus de 40 ans…

Cardiovasculaire & diabète

Ce congrès de la SFD 2015 a été l’occasion d’une session de communications orales sur des thématiques à la fois fondamentales (mécanismes moléculaires de la cardiomyopathie diabétique), translationnelles (intérêt de l’adrénomédulline et de l’autofluorescence cutanée comme nouveaux biomarqueurs de risque cardiovasculaire) et cliniques (risque cardiovasculaire des patients diabétiques macroprotéinuriques).   Quelle isoforme de SGLT est…

FACTOR-64 – AHA 2014

Évaluation de l’influence du scanner coronaire sur les stratégies diagnostiques et le pronostic cardiaque des diabétiques en prévention primaire. FACTOR-64   Contexte et hypothèse Chez les diabétiques, l’importance des complications cardiaques sur le pronostic ainsi que le caractère longtemps asymptomatique de la maladie coronaire ont depuis longtemps incité à mettre en oeuvre, de façon précoce,…

L’évolution de l’épaisseur intima-média carotidienne ne fait pas mieux que les valeurs instantanées comme prédicteur du risque cardiovasculaire chez les diabétiques.

Lorenz MW et al. for the PROG-IMT Collaboration. Carotid Intima-Media Thickness progression and risk of vascular events in people with diabetes: results from the PROG-IMT Collaboration. Diabetes Care. 2015 Oct;38(10):1921-9. Lien PubMed : PMID : 26180107 La valeur pronostique de l’épaisseur intima-média carotidienne (EIMC) est bien établie. Toutefois, les conséquences cliniques de ses variations, notamment, sous…

Le traitement insulinique chez les femmes diabétiques de type 2 nécessite la prise en compte d’un rapport bénéfice/risque moins favorable que chez les hommes.

Chez les non-diabétiques, il existe des différences marquées sur la régulation glucidique entre les deux sexes et il y a de bonnes raisons de penser qu’elles peuvent influencer le contrôle glycémique chez les patients avec diabète de type 2 traités. Pour le vérifier, des chercheurs autrichiens ont analysé les données de six études multicentriques, méthodologiquement assez proches, dont l’objectif était d’évaluer les effets de l’instauration d’un traitement insulinique (glargine ou NPH) chez des patients avec DT2 insuffisamment contrôlés avec un traitement médicamenteux oral.

La cohorte comportait 1251 femmes (56,9 ans ; durée du DT2 9,84 ans ; HbA1c 8,9%) et 1349 hommes (57,5 ans ; durée du DT2 10,1 ; HbA1c 8,9%), sans différence significative sur ces paramètres mais il y avait des différences significatives sur l’index de masse corporelle, plus élevé chez les femmes (28,66 vs 28,05 kg/m² ; p = 0,002). Celles qui avaient les poids les plus bas (≤ 28 kg/m²) avaient des glycémies à jeun et des doses d’insuline/kg significativement plus élevées que celles hommes. Le suivi était, selon les études de 24 à 36 mois. Le traitement médical restait inchangé pendant la durée de l’étude mais si l’insuline pouvait être titrée, elle ne pouvait pas être changée ou associée à une insuline rapide. L’objectif de glycémie à jeun était entre 4,4 et 5,5 mmol/L.

Ranolazine et diabète : l’effet hypoglycémiant se confirme

Plusieurs essais contrôlés qui évaluaient l’efficacité de la ranolazine, inhibiteur du courant sodique tardif, comme antiangineux dans l’angor stable ont permis d’observer un effet antidiabétique inattendu. Ces constatations, issues d’analyses post-hoc, chez des patients dont certains recevaient déjà des antidiabétiques oraux, ont pu être confirmées dans une étude dédiée par des chercheurs de la côte ouest américaine. 465 diabétiques de type 2 échappant aux règles hygiénodiététiques (si vérifié si besoin après wash-out de tout antidiabétique oral) ont été randomisés. Entre autres critères de non-inclusion figuraient un intervalle QT > 500 ms et l’absence d’accident cardio-circulatoire aigu au cours des 2 à 3 derniers mois. Ils devaient avoir une HbA1c entre 7 et 10% avec une glycémie à jeun entre 1,30 et 2,40 g/L. Ils étaient randomisés pour recevoir ou non 500 mg x 2/jour de ranolazine (titrée et, si possible, maintenue à 1000 mg x2/jour) pour une durée de 24 semaines.
Les patients inclus avaient, en moyenne, un âge de 55-56 ans, une Hba1c à 8%, une glycémie à jeun de 1,72 g/L, un IMC à 32,8 kg/m² et un diabète connu depuis 3 ans. Un sur cinq était traité au préalable par des antidiabétiques oraux, le plus souvent des biguanides. Les principaux résultats de cette évaluatio

L’aspirine limite aussi le risque de cancer colorectal chez les diabétiques mais les modalités optimales d’administration restent à préciser

L’efficacité de l’aspirine pour la prévention du cancer colorectal semble désormais admise sur la base d’études de population sans pour autant que cet effet n’ait pu être démontré chaque fois qu’il a été recherché. Cette démonstration n’avait jamais été faite de façon spécifique chez les diabétiques qui sont pourtant particulièrement exposés au risque de cancer, et en particulier à celui-ci. Or les indications de l’aspirine sont fréquentes en prévention secondaire, après un premier accident cardiovasculaire ou en prévention primaire, au titre de l’équivalent coronarien.
Des chercheurs taiwanais ont utilisé les informations d’un échantillon représentatif des bases de données de l’assurance maladie (Longitudinal Health Insurance Database) contenant la quasi-totalité des informations médicales des habitants de l’île. L’évaluation de l’aspirine a ainsi porté sur plus de 60 000 diabétiques (sous traitement médicamenteux) des 2 sexes, et de plus de 30 ans, inclus dans la base entre 2000 et 2005, et n’ayant pas eu de diagnostic de cancer colorectal ni

Diabète : Semaine de mobilisation et de dépistage des risques

Du 6 au 13 juin diabétologues et associations de patients se mobilisent pour intensifier le dépistage du diabète dont la progression est inquiétante. Nous avons en France plus de 3 millions de patients diabétiques traités dont 92% sont atteints de diabète de type 2. Ce chiffre est en progression de 5%par an et d’après les chiffres de l’Institut de Veille Sanitaire 700.000 patients ne sont pas dépistés.